Iftol's World

 

Dimanche 26 novembre 2006

Cette semaine a été chaude, très chaude pour tous les amateurs du seigneur des anneaux.

En effet, il y'a quelques semaines, les studios MGM annoncaient que les pourparlers etaient rouverts concernant l'adaptation de Bilbo le Hobbit avec Peter Jackson.

 


Bilbo Le Hobbit

 

Petit bouquin faisant office de prequelle au seigneur des anneaux, ce livre nous fait decouvrir la comté, ainsi que Bilbo, l'oncle de frodon. Ce dernier appelé par Gandalf le gris et les nains, devra s'infilitrer dans une montagne pour y recuperer le tresor des nains. Evidemment, la mission ne sera pas de tout repos puisqu'au cours de son aventure, Bilbon rencontrera des trolls ( que l'on aperçoit dans le premier volet de la trilogie), s'accaparera de l'anneau au detriment de Gollum et surtout devra faire face à Smaug, un dragon immense qui garde le fameux tresor des nains.


 

Le sourire nous vient aux lèvres dès cette annonce, d'autant plus que les studios ne veulent pas seulement faire un seul film...mais deux !

Le deuxième film devrait faire le lien entre Bilbo le Hobbit, le seigneur des anneaux ainsi que les livres sur les contes inachevés de la Comté.

Mais voilà, debut de semaine, c'est New Line, qui annonce que Peter Jackson est hors jeu et que il est hors de question qu'il réalise ces deux films.

Damned !! Là-dessous, se cache une histoire de gros sous et de justice. En effet, Peter Jackson et sa societé Wingnut a poursuivi en justice New Line pour une question de droits de produits derivés...Tout le monde veut sa part du gateau et Peter Jackson, ayant passé 10 ans sur le projet ne souhaite pas que la poule aux oeufs d'or lui echappe.

La nouvelle suivante fait froid dans le dos, Peter jacksons refuse de negocier et refuse du même coup l'adaptation des deux films. Re-damned !!

A tout cet umbriglio, s'ajoute une dernière news de taille.

Saul Saentz , proprietaire des droits de Tolkien Entreprises veut travailler avec Peter Jackson !!!

Et dans un doux hasard, il annonce que New Line perd les droits d'adaptation dans très peu de temps.

Ainsi, tout semble clair et Peter Jackson attend patiemment que les droits retombent dans les mains de Saul Saentz afin de negocier tranquillement les finalités de l'adaptation.

Depuis les réactions sont nombreuses : La MGM soutient à fond Peter Jackson, Elijah Wood ( Frodon ) ne comprend pas comment une autre personne pourrait adapter le hobbit, de même que Sir Ian McKellen qui se voit dejà reprendre ddu service mais avec Peter Jackson.

Quand à Howard Shore, il a dejà commencé a composer des musiques.

Enfin Weta, la boite d'effets speciaux de Peter Jackson ayant acquis une sacré experience sur le plateau du Seigneur des Anneaux se declare candidate...même sans Peter Jackson. Ce qui n'empêche pas à Richard taylor ( boss de Weta) de dire que Peter Jackson serait heureux que Weta soit sur le projet.

Les films sont très attendus et nul doûte que les bruits de couloirs continueront jusqu'à ce que les choses soient claires.

Petit bonus : New Line parlerait de Sam Raimi ( Spiderman) pour adapter le Hobbit, très peu crédible quand on connait l'emploi du temps du messieurs et du temps restant à New Line pour adapter le Bilbo Le hobbit.

Sources : Elbakin.net; TheOnering

Lundi 20 novembre 2006

Après l'affiche teaser, c'est au tour de la bande annonce d'Harry Potter et l'ordre du Phoenix de se devoiler.

Le film est réalisé par David Yates qui pour moi est un parfait inconnu, quand à l'histoire :

"Alors qu'il entame sa cinquième année d'études à Poudlard, Harry Potter découvre que la communauté des sorciers ne semble pas croire au retour de Voldemort, convaincue par une campagne de désinformation orchestrée par le Ministre de la Magie Cornelius Fudge. Afin de le maintenir sous surveillance, Fudge impose à Poudlard un nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal, Dolorès Ombrage, chargée de maintenir l'ordre à l'école et de surveiller les faits et gestes de Dumbledore. Prodiguant aux élèves des cours sans grand intérêt, celle qui se fait appeler la Grande Inquisitrice de Poudlard semble également décidée à tout faire pour rabaisser Harry. Entouré de ses amis Ron et Hermione, ce dernier met sur pied un groupe secret, "L'Armée de Dumbledore", pour leur enseigner l'art de la défense contre les forces du Mal et se préparer à la guerre qui s'annonce..."

Vous pouvez le regarder en cliquant sur l'affiche...

...ou le telecharger ici.

Lundi 20 novembre 2006

En surfant, je suis tombé sur la bande-annonce de ce film d'animation qui s'annonce irreverencieux à souhaits et à ne pas mettre sous tous les yeux...Une sorte de Shrek sous amphet' ! Free Jimmy

Ce film d'animation norvegien nous fera suivre les deboires de 4 trafiquants de drogue qui n'hesite à utiliser un elephant comme moyen de transport de la marchandise...Completement dejanté, avec une animation correcte et un casting vocal interessant, le film risque de nous faire passer un bon moment ( surement quelques difficultés à être distribué).

Aucune date n'est encore prévue mais un teaser alléchant existe ainsi qu'un site

Enjoy !

 

Dimanche 19 novembre 2006

Babel - Alejandro González Inárritu - Sortie le 15 Novembre 2006

La tour de Babel se construisait, tous les hommes, les peuples se reunissaient pour empiler pierre après pierre et prouver qu'ils pouvaient être l'egal de Dieu. Mais Dieu, devant cet affront et cet exces de fierté de l'homme fit abbatre sur le monde des langues differentes et des cultures differentes. Les hommes ne s'entendant plus, la tour fut inachevée...

C'est sous angle de la difference des cultures et le desormais habituel cause/consequence ( effet papillon) qu'Inarritu centre son film...

Il etait une fois, un fusil...

En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher toute une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs d'un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur...

Après le choc que m'a procuré 21 Grammes, il me tardait de decouvrir Babel, d'autant plus que cette réalisation allait être achever la trilogie sur le chaos et la destinée ( Amours chiennes, 21 Grammes et Babel) et la collaboration entre Inarritu et Arriaga ( le scenariste).

Et de quelle maniere !!

Sous l'angle d'un couple américain en voyage au Maroc, d'une sourde-muette vivant à Tokyo et d'une nourrice en sejour au Mexique, on obtient 3 points de vue...trois mondes totalement differents. Et on perçoit l'impact et le choc culturel quand un des mondes rencontre l'autre. Parrallelement à ça, tous ces personnages sont liées entre eux par la fatalité et les mauvais choix...Une plongée dans un enfer dont on ne peut plus controller les consequences...

Du simple voyage d'un touriste japonais, on tombe dans la crainte du terrorisme au Maroc et dans l'immigration clandestine au Mexique...Les peurs et prejugés du moment...de toujours...

Sans les developper à 100%, Inarritu pose les bases de ces peurs et ces meconnaissances qui provoquent repulsions et incomprehensions. Même si l'episode japonais ne semble pas avoir de lien definit avec les deux autres situations, il n'en est pas moins interessant sur le plan de l'integration.

Sourde et Muette dans un monde où la technologie regne de manière presque abusive, une jeune japonaise tente de se faire accepter, de se faire comprendre...Cet episode est l'occasion pour Inarritu d'user d'artifices avec la sequence de la boite de nuit vue par la jeune fille où l'on passe d'un monde bruyant à la nuit noire de surdité de la jeune fille.

L'experience, la culture, les references faisant de nous quelqu'un d'unique, les attitudes et traditions de l'autre peuvent nous paraitre choquantes...anisi quand les deux enfants sont encouragés à courir après un poulet au Méxique et de l'attrapper, ils sont effarés de decouvrir comment le poulet est decapité à mains nues...

Plus fort est cette sequence où l'americaine mourrante, blessée par balle est protegée par une vieille grand-mère marocaine...cette dernière en toute quietude allume une pipe d'herbes. Rires plus ou moins contenus dans la salle...jusqu'à ce la grand-mère offre cette pipe à l'americaine, cette dernière se calme, son souffle s'apaise et s'endort. Issu de cette même tradition, je n'ai eu aucune envie de rire, et j'avoue ne pas avoir compris ces rires...Et c'est evidemment là où le film est puissant...Auncun regard ne voit le même film !

A côté de celà il faut applaudir la prestation des acteurs et notemment celle de Bratt Pitt. Vieilli, les cheveux poivres et sel, il livre une interpretation remarquable...Cate Blanchet est credible en femme craintive, Gael Garcia Bernal est troublant de naturel, et réussit à me faire oublier le sale episode de la "science des rêves"...

Alors on s'attriste de cette separation entre Inarritu et Arriaga, mais comme l'a prouvé Paul Haggis ( Collision) avec Clint Eastwood, les separations peuvent être très benefiques pour nous...

En Résumé

Un film puissant sur l'incomprehension des cultures. Magnifique et fort, il jette nos prejugés en pleine poire et nous offre un Brad Pitt à sa juste valeur. Comme le disait un critique : Même votre voisin, si proche  qu'il soit, ne verra pas le même film que vous et c'est là où le film est fort !

Note

Dimanche 19 novembre 2006

Le concile de pierre - Guillaume Nicloux - Sortie le 15 Novembre 2006

L'ecrivain Grangé a toujours le vent en poupe du côté du cinéma... Mis sur un piedestal grâce au farniente des scripts du cinéma, en panne d'inspiration sur les histoire originales et surement pour minimaliser les risques et assurer un minimum d'entrée, le nouveau Grangé est là...Le concile de pierre.

Synopsis :

Laura Siprien se demande si elle n'est pas en train de perdre la raison.
Cauchemars et hallucinations la plongent depuis quelques semaines dans une angoisse incontrôlable.
Qui est vraiment son fils Liu-San ? D'ou vient-il ? Que signifie l'étrange marque apparue sur son torse ?
Quelques jours avant son septième anniversaire, l'enfant est enlevé. Persuadée de savoir où il a été emmené, Laura se jette à corps perdu dans un périple aux confins de l'étrange et du fantastique.

Quand on dit Grangé, on sous-entend scenario tordu et complexe, plans stylisés et musique baroque...Les precedants romans mis à l'ecran et notemment Les rivières pourpres etaient particulièrement tordus et bien filmés. Je n'ai pas vu (et pas trop envie de voir) L'empire des loups, mais je suppose qu'il doit être dans le même veine.

Et ici surprise !

Tout d'abord, ce n'est pas l'histoire qui est mis en avant mais plutôt la belle Monica Bellucci. C'est vrai que son rôle et son look dans le film sont plutôt surprenants...Les cheveux courts et sans fards, elle n'a pas été menagée. Elle joue classiquement son rôle et est plutôt crédible en mère inquiète...Elle en devient même bluffante dans une scene dont on sent sur ses traits toute la douleur et la peur...Scène dans laquelle on devine que les sentiments ne sont pas joués mais bien ressentis( scene des tuyaux...)

Les autres rôles ne sont pas forcement inoubliables et en deviennent peu credibles, notemment celui de Sami Bouajila qui joue un Lucas dans la conspiration.

Et l'histoire ?

Et bien, c'est surement là où le bas blesse...Sous couvert d'une vague histoire d'immortalité, l'histoire est maigre et pauvre. Extrement etonnant et surprise desagréable quand on connait les precedantes adaptations de Grangé...Peut-être par souci de comprehension, l'histoire a été simplifié jusqu'à n'être que peau de chagrin alors qu'elle etait jusque là l'interêt principal des adaptations de Grangé et une des raison qui m'a fait aller voir ce film.

Côté technique, même si la première partie du film est plutôt cloisonnée, la deuxième partie est plus stylisée et nous fait observer de jolis paysages...QUelques plans sequences, quelques cadrages originaux mais rien de transcendant...tout le monde n'a pas la virtuosité de Kassovitz !

A côté de ça, les effets speciaux sont d'une médiocre qualité...passe pour l'aigle, mais le serpent ou encore le fameux ours sont d'un ridicule et le seul rictus qui nous parvient est un sourire moqueur !

En Résumé Une adaptation à l'histoire pauvre et faible, malgré les performance de la belle Monica Bellucci, on s'ennuie ferme et on a du mal à croire à ces histoires de pseudo-immortalité.
Note

Samedi 18 novembre 2006

Comme prévu, la vidéo du Comic-Con dissimulant des nouvelles images et notemment celles de Venom a été retirée du Net.

Heuresement pour nous le clic droit existe et associé à la fonction "enregistrer sous...", elle fait des miracles :

Et je vous en presente un tout de suite !

Alors toujours incredules sur la presence de Venom ?

Par ailleurs, je souhaite revenir sur les effets speciaux de la bande annonce, evidemment ils ne sont pas finallisés et Sandman qui appraissait bien laid dans les sous-sol du métro, aura une plus belle allure l'année prochaine.

Enjoy...

Jeudi 16 novembre 2006

Avant de retrouver une preview un peu plus consequante et moins avare en lignes dactylographiées ( c'est que ca demande du temps ces bêtes là !), je vous laisse un avant-goût avec l'affiche qui vient d'être decouverte sur le net.

On y voit Voldemort qui prendra, evidement, une grande place dans Harry Potter et l'ordre du Phoenix...sortie en Juillet 2007 aux States !

Jeudi 16 novembre 2006

Les Simpson, la famille américaine qui se fout des américains passent du petit écran au grand écran...

On ne sait pas grand chose du scenario...mais bon, a-t'on vraiment besoin d'un scenario pour apprecier les Simpsons ?

Le film devrait sortir le 25 Juillet 2007 et au vu de la bande annonce, ca donne sacrement envie !

 

Dimanche 12 novembre 2006

Faisant suite à la premiere partie, et avant de s'intéresser au tournage en lui-même, nous allons continuer notre visite des studios de Chrysalis avec le pré production...Story-board, maquettes et accessoires.Toujours guidé par Jean-Philippe Blime ( producteur executif de Chrysalis)

 

Déambulant dans les couloirs, nous percevons les sons d'une activité qui en ces lieux parait irréelle (clin d'oeil à Iam  ).

Plus sérieusement, on découvre plusieurs ateliers...Une menuiserie, une serrurerie, des ateliers de sculpture, du maniement du bois ! bref, une vraie petite entreprise.

On nous explique, que ces activités sont comprises dans le « service et la location des lieux ». Ainsi les elements du décor n'ont pas besoin de voyager et tout est fait sur place.Une véritable entreprise dans l'entreprise.

 

Un petit coup de pinceau par ci, un ponçage par là...

 

Par ailleurs, on aperçoit des éléments du décor du film et notamment cette fameuse clinique au carrelage d'ébène, gisant sur le sol...attendant d'être réduite en copeaux ! Et oui, ça fait mal aux coeur, mais dès qu'un décor a été utilisé, il est aussitôt détruit.

Nous avons eu quand même de la chance de voir les restes de cette fameuse clinique.En effet, au moment où nous visitions les studios, ceux sont des scènes de l'appartement de David (Albert Dupontel) qui étaient en cours de tournage. Le décor de la clinique n'a pas du faire long feu après notre visite...

Pour toute histoire, il faut un écrit !

L'élaboration du scénario de Chrysalis a pris plus de 2 ans. Il n'est pas une adaptation quelconque et s'avère entièrement original. Ecrit par Julien Leclercq, ce dernier nous promet beaucoup de rebondissements et de culs de sacs, si bien que le final prendra à court tout le monde.

Le graal...( je l'emabarque ou pas, je l'emabarque..ou pas ? )

L'écrit (le scénario) demande un mode de perception différent d'un film ainsi, afin de mettre en image ces écrits, on élabore un story-board.

 

Jean-Philippe Blime ( Producteur executif ) et le gars tout cool - chef story board

 

Ce document consiste à dessiner les différentes situations du film et mettre en visuel ce que l?on a pensé et mis par écrit.Cela donne une vision plus cinématographique du scénario. Ce dernier prend forme et permet donc quelques ajustements adaptés au format cinéma.

Ainsi, nous avons pu voir ces fameux story-boards placardés contre un mur telle une bande dessinée retraçant les differents événements du film.

J'ai même pu repérer quelques dessins en relation avec le synopsis de la scène qui doit être tournée.

 

Le protoype Renault et ...Gros plan sur la nuque de David : On y voit une plaie sanguinolente resultant de... ( mystères )

 

Par ailleurs, c'est aussi le moment où tous les objets et accessoires sont conçues et affinées. Ainsi à côté des chiffres désignant l'échelle des accessoires et des écritures parlant de leur fonctions, je repère un croquis sur une sorte de gant bionique qui à l'instar des gants présents dans Minority report permettent de manipuler des éléments holographiques.On parle de cet élément comme d'un gant qui permet d'opérer à distance ( une partie du film se déroule dans une clinique...)

 

 

Affiché discrètement au mur, un prototype d'un véhicule Renault semble se détacher, le véhicule sera bien utilisé dans le film ! Attention, il ne faut pas s'attendre à débarquer la voiture de Will Smith dans I-Robot. Non, ce véhicule ressemblait plus à une Velsatis version coupé qu'une voiture montée sur des éléments anti-gravitationnels !

 

Des gants bioniques ?

 

On nous présente ensuite les différentes maquettes des décors présents dans le film comme la clinique et l'appartement. Même si la conception ne demande pas des études architecturales poussées, elle a quand même requis quelques recherches.

 

 

On nous explique que les maquettes servent à trouver des angles de caméra, de corriger les lumières et certains problèmes qui peuvent survenir sur le tournage.TOUT doit être prévu !

Le cinéma ayant recours à des investissements lourds, on part à la quête de l'économie. La maquette contribue à ces économies.En effet, suivant les angles de caméra choisis, selon ce que le spectateur doit voir, plusieurs morceaux de la maquette seront éliminés...ainsi des murs restent inachevées, des plafonds percées...le tout, afin de grignoter au maximum sur les marges.

Par ailleurs, ces maquettes peuvent être utilisées pour fabriquer des pré-viz ( animation 3D non texturée et rudimentaire) afin d'optimiser le positionnement des acteurs...

 

Maquette de la clinique

 

Maquette de l'appartement de david ( Albert Dupontel)

A peine remis du choc du story-board et de ses révélations subliminales, direction le sanctuaire des accessoires.

Devant nos yeux, repartis sur une table, on découvre une pléthore d'accessoires tous plus originaux les uns que les autres.

 

Les joujou de l'Agent Q

 

Parmi ce barnum de trouvailles, on distingue : des prototypes de bouteilles estampillées Evian, un prototype de téléphone Samsung extra plat, des écouteurs bluetooth dont on a arraché les fils (plus de 300 Euros l?oreillette tout de même?), des écarteurs d'yeux comme vues dans l'horrible scène d'Orange Mécanique ! JP Blime nous explique d'ailleurs que le nombre de pattes présents sur l'écarteur aura son importance dans le film et que ces écarteurs ont été mis par les acteurs. Beurk !

 

Petite projection holographique pour taper son texte...pratique et malin !

 

Au mur est affiché le logo de la police européenne qu'incorpore Albert Dupontel. Logo que l'on retrouve dans l'insigne de police que nous montre Mister Blime, qui tout à coup des allures d'agent Q ( l'homme qui présente les gadgets du MI6 à James Bond ).

 

Logo d'Europol, la police Européenne

 

Entre Menottes et penottes magnétiques, on découvre également un scanner rétinien dont on nous fait la subtile démonstration, des lunettes extra-fines de marque Orange dans lesquelles ont peu voir son film, un petit ordinateur portable que les infirmières et notamment Estelle Lefebure porteront au poignet !

Bref, une vraie caverne d'Ali Baba provenant de partenaires ou complètement crées par la production.

Enfin, nous finissons notre tour par la pièce des costumes. Chaque costume est identifié par le nom de l'acteur ou de la fonction du figurant. Les costumes de la police européenne emplissait à eux seuls toute une penderie. Exaltant !

 

 Costard de policiers fait maison...

Forts de ces images, nous nous dirigions vers le studio où ce que l'on attendait le plus allait se produire : rencontrer les acteurs, le réalisateur et assister au tournage d'une scène...Mais cela, c'est une toute autre histoire... 

En attendant, vous pouvez retrouver la vidéo de presentation de certains accessoires...

Enjoy !

 Bah ouais, obligé de mettre la vidéo sur Youtube...

Dimanche 12 novembre 2006

Le Dahlia Noir - Brian De Palma - Sortie le 6 Novembre.



Le Dahlia Noir, fait divers qui défia la chronique de la fin des années 40 aux Etats-Unis et principalement à Los Angeles a inspiré beaucoup et rendu obsessionnels beaucoup d'autres. James Ellroy tombe dessus à l'age de 11 ans, depuis il ne lache plus cette affaire, lui rappelant le meurtre de sa propre mère quelques mois plus tôt...

Sûrement dans un obsessionnel besoin cathartique, il en sortira « The Black Dahlia ».

Le livre de James Ellroy m'avait troublé, cette plongée dans les abîmes de deux ex-boxeurs devenus flics dans une Amérique corrompue, faisant la part belle aux gros bras m'avait tenu en haleine. Alors évidemment, l'adaptation de Brian DePalma était immanquable !



Au commencement, il y'eut le synopsis

Dans les années 40, à Los Angeles, Bucky et Lee, deux inspecteurs, s'attaquent à une affaire de meurtre particulièrement difficile. Une starlette, Elizabeth Short, a été découverte atrocement mutilée. Sa beauté et sa fin tragique deviennent les sujets de conversation de toute la ville.
Certains sont prêts à tout pour en tirer bénéfice... ou cacher leurs secrets. Quels étaient les liens de la victime avec la puissante famille Linscott ? Que vivait-elle dans son intimité ? Et avec qui ? Au-delà des apparences, l'enquête commence...


Autant le nom Brian DePalma suffit à attirer les foules, autant il est souvent synonyme de technique irréprochable et de casting fabuleux !



Ce qui saute aux yeux, c'est le travail sur l'image. La photographie et la lumière sont magnifiquement gérées rendant les noires plus profonds et teintant son film d'une couleur sépia accentuant l'effet de film noir...les rares lueurs provenant des éclats de la belle Kay ( Scarlett Johanson). Un travail que l'on imagine titanesque et qui rappelle fortement celui des sentiers de la perdition

DePalma filme avec assurance, de la lenteur des travellings aux vertigineuses vues panoramiques, tout est fluide et sans anicroches. Il se permet même quelques originalités comme ce plan qui présente en vue subjective la famille Linscott sous l'oeil de Bucky. Par ailleurs, il ne se sépare pas de sa fameuse caméra à double lentille qui permet de voir un personnage en premier plan et une action extrement nette en second plan. Utilisée à merveille, elle renforce le côté narratif et romanesque de l'histoire contée par la voix rauque et profonde de Josh Harnett (en version originale en tous les cas!). Enfin, la musique jazzy colle parfaitement aux tons du film.

 

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Ellroy a été inspiré par le livre de Victor Hugo de 1869, «L'homme qui rit», l'histoire d'un roi qui taille un sourire grotesque sur le visage de sa victime. Ce personnage a inspiré au créateur de bande dessinée Bob Kane le Joker dans «Batman».

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Côté acteur, le film est un pur bonheur ! Lee le Feu et Bucky la Glace, jouée respectivement par Aaron Eckhart et Josh Hartnett sont excellents de justesse et la descente aux enfers de ce petit monde est parfaitement transcrite. Mia Kirshner qui joue Elizabeth Short alias le Dahlia Noir étonne dans ce rôle de belle désespérée.Quand dans le livre, on suivait sa vie avec le regard de témoin, Brian DePalma choisit à raison de donner de l'ampleur à son rôle par le biais d'un film dans le film. C'est d'ailleurs la voix de DePalma que l'on entend dans ces passages.

Scarlett Johansson confirme son statut d'icône sexy dans le rôle d'une Kay envoûtante, quant à Hilary Swank, elle séduit par son rôle trouble de Madeleine.

Un clin d'oeil tout de même pour Fiona Show qui joue le rôle d'une Ramona Linscott complètement barrée et à l'apparition de notre Mia Frye nationale qui assure un petit rôle et qui s'est également occupée de la chorégraphie de la scène dansante du film.



Evidemment le film n'est pas exempt de tout défaut...

Ellroy fascine avec des personnages complexes et torturés, qui même s'ils sont du on côté, sont capables de flancher et de tomber dans les côtés les plus pervers de l'humain.

Retranscrire cela en film n'est pas mince à faire et le livre est déjà assez difficile à suivre de par ses nombreuses intrigues et personnages. D'autant plus que de nombreux pans du livre ont été amputés (le voyage au Mexique...)

Alors, même si on ne peut pas blâmer DePalma d'avoir voulu retranscrire au plus près le livre, le film aurait mérité un scénario un peu plus clair, et des intrigues plus lisibles...peut-être même un certain écrémage des personnages intervenants.

Ainsi, pour ceux qui n'ont pas lu le livre ( dont je vous conseille fortement la lecture), le film méritera peut-être un deuxième visionnage afin d'en comprendre toutes les subtilités.



En Résumé
Casting bluffant et technique irréprochable, Non, DePalma n'est pas mort.
Il nous prouve avec cette tant attendue adaptation que ses qualités artistiques sont toujours au rendez-vous. Un film complexe et noir, profond et trouble qui vous conduira dans une Amérique fait de corruptions et de désillusions : De la noirceur au pied d'Hollywood...du pur Ellroy !
Note

 

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