President - La critique

Publié le par iftol

President - Lionel Delplanque - Sortie le 20 Septembre 2006

    

 

Le pouvoir a toujours été fascinant…et c’est aujourd’hui un cinéaste qui s’y attele, Lionel Delplanque, qui ne filme pas n’importe quel pouvoir : Le pouvoir executif, celui du President de la République. Carrement !!

 

Et c’est Dupontel qui porte haut les couleurs de la France.

Il y joue magniquement un president inbu de lui-même, une forte tête, manipulateur et ambitieux. Sous l’aile et sous couvert de son puissant mentor joué par un froid et calculateur Claude Rich ( magistral), il se permet tout…de l’ecoute telephonique à la « gestion » des frequentations de sa fille en passant par la manipulation des média et celle des magistratures.

Bref, un pouvoir jamais consommé avec moderation.

Même s’il Reprend un peu de tous les presidents passés et d’un certain presidentiable ( qui a dit sarko ?), le president incarné par Dupontel est purement fictionnel.

D’ailleurs le cadre de l’elysée est facilement muable pusqu’à certains moments on a l’impression de voir les protagonistes evoluer dans un milieu familial qui nous fait penser à la Mafia. Comme cette scene où le mentor du president, Frederic St-Guillaume ( Claude rich) fait visiter à Nahema ( la fille du president – Melanie Doutey) les sous-sols de l’Elysée. Ces derniers cachant des tresors des precedantes monarchies tel un heritage legués aux detenteurs du pouvoir.

Scene totalement fictive dixit le réalisateur qui avait initialement voulu inclure non pas des vestiges revolutionnaires mais plutôt pharaoniques, idée abondonée cause de moult paperasse.

Le pouvoir fascine, oui, mais il rend aussi envieux et jaloux.

Ainsi, la jeune frequentation de Nahema, Mathieu ( Jeremie Renier) semble de plus en plus s’interesser aux frasques du president. Ce jeune etudiant aux dents longues semble avoir des comptes à regler avec le President etson arme propre. Cependant dès qu’il s’approche de cette vengeance, il se trouve attiré par ce pouvoir qui le fascine.

Et c’est là que le bas blesse…On ne sait plus sur quel pied danser avec cet ambiguë personnage. Entre fascination et repulsion, nous n’arrivons pas à cerner son dessein.

Le réalisateur, lors de l’avant-première, se defendait d’avoir voulu cette ambigüté…Troublante et pas très utile au film, on  aurait aimé que l’un ou l’autre des caractères de Mathieu soit plus accentué.

Toujours est-il que le film s’en sort plutôt bien, notemment grace à cette relation Maître/elève et grace à son casting.

Un magnifique Dupontel, un magistral Claude Rich et une petite surprise venant du toujours aussi decalé Jakkie Berroyer, qui joue le rôle du conseiller com’ du President. Petite deception du côté du casting féminin qui se revèle très discret…on va finir par croire que le pouvoir n’est pas une affaire de femme.

Il n’y’a pas grand-chose à dire sur le plan technique où l’on apprecie les plans larges, les raccords avec la musique ambiante et les effets de grandiloquances notemment au meeting africain de Dupontel.

En Résumé Un film à l’excellent casting qui traite plus du pouvoir que de la presidence et qui aurait très bien pu entrer dans un cadre Mafieux. Un film qui aurait pu etre très bon sans cette ambiguité trop equilibrée du personnage de Mathieu. A voir !
Note

 

 

Publié dans Cinéma - Tv

Commenter cet article