le Labyrinthe de Pan - La critique

Publié le par iftol

Le Labyrinthe de Pan - Guillermo Del Torro - Sortie le 1er Novembre 2006. 

 

On imagine pas que derrière son look de Gros Nounours, le réalisateur méxicain Guillermo Del Torro ( Cronos, Mimic, Blade 2,Hellboy, L'echine du Diable...)cache de sombres rêves. Il presente avec le Labyrinthe de Pan une nouvelle facette sombre entre magie et dure réalité, entre Franquisme et innoncence...laissez-vous entrainer dans le Labyrinthe.

Même look, même physique ( quoique plus trop vrai maintenant), même parcours, même passion, Guillermo Del Torro m'a toujours fait penser à un Peter Jackson version hispannique. Mais la comparaison s'arrête là entre ces deux monstres du cinéma.

Le plus de Guillermo est qu'il ancre ses films ( hispanniques ) dans la réalité, une réalité traumatisante de la guerre. A l'instar du magnifique Echine du Diable, Le labyrinthe de Pan prend place à l'epoque Franquiste et donc Fasciste. On pense pour vous, les gens ne sont pas libres et ne naissent pas egaux...une période pas si lointaine.


 

Who's Pan ( Wikipedia)

Personnage de la mythologie grecque, Pan (en grec ancien Πάν / Pán, « tout ») est le dieu de la totalité, de la Nature tout entière. Il est souvent identifié à Phanès ou Protogonos. Au coeur de la tradition orphique, il en est le dieu unique.

Il est le protecteur des bergers et des troupeaux (représentant symboliquement la Nature), et généralement représenté de la même façon que les satyres avec des pieds de bouc et des cornes.

 


 

C'est dans ce contexte que la jeune Ofelia (Ivana Baquero) dont le père est decédé, suit sa mère enceinte à la rencontre de son "nouveau père", le capitaine Vidal ( Sergi Lopez),cruel et froid gradé devoué à Franco.

 

Pendant que la resistance attaque et gagne du terrain sur cette Esapgne Fanquiste, Ofelia prèfère se refugier dans l'imaginaire des contes de fées....

Elle rencontre Pan, un Faune ancestral gardien d'un labyrinthe et a l'inquietante apparence. Celui-ci lui apprend qu'elle la réincarnation d'une princesse qui ramenera le bonheur sur terre et libera son pays du mal à l'issue de 3 épreuves...

Il n'y'a pas si longtemps, je me suis rendu compte que les contes sont vraiment d'une grande cruauté...et même s'ils ont été attenués par les versions cinéma notemment de Disney, les oeuvres originales sont horrifiantes à l'instar d'Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll.

Guillermo nous peint donc un monde riche, envoutant et effrayant à la fois, peuplé de créatures horribles d'apparence où les fées n'hesitent pas à se battre entre elles pour un morceau de viande crue, où le Faune n'hesite pas à demander l'impensable à une jeune fille naïve et innocente, où les decors difformes sont plus apocalyptiques les uns que les autres...

L'ambiance qui y regne fait des teintes bleutées que l'on retrouve dans l'Echine du Diable est magnifique. Le travail sur les créatures, les effets speciaux et la photographie sont parfaits. Les decors et le thème musical tout en baroque sont envoutants.

Mais la terreur et la cruauté n'est peut-être pas là où l'on pense.

 

En effet, le Franquisme est bien plus horribile et plus réelle, et le monstre ( dans tous les sens du terme) est magistralement representé par un Sergi Lopez fabuleux. Dure, cruel et elegant, il est completement devoué à la cause Franquiste et n'hesite pas à tuer sans remords. Attention, certaines scenes sont plutôt violentes et il n'a fallu qu'une dizaine de minute après que le film ait commencé pour voir s'echapper discretement quelques personnes du cinéma.

A ce jeu d'acteur de Sergi Lopez, on peut aisement ajouter la jeune Ivana Baquero, Alice perdue dans un monde d'adulte dont elle ne comprend pas les regles, bourrée de talent et belle incarnation de l'innocence et de l'onirisme. A suivre de très près.

Beaucoup ont pesté après le palmares de Cannes, s'ettonant que l'on ouvre les portes à un nouveau cinéma, et ce dernier aussi magitral qu'il soit reparte bredouille. Même s'il n'a pas la reconnaissance des ses pairs ( peut-être lors des prochains Oscar 2007 où le film est selectionné pour le meilleur film etranger), il aura assurement celle du public, et la mienne, depuis l'Echine du Diable, en fait partie.

 

En Résumé

Magnifique et cruel le Labyrinthe de Pan fait cotoyer l'onirisme et la dure réalité. A travers les yeux d'une Alice au pays des horreurs, Guillermo Del Torro nous livre une somptueuse fresque où les couleurs, ternes, melangent harmonieusement du Tim Burton, du Lewis Carrol, du Goya saupoudré de mysticisme. Le film le plus abouti du virtuose mexicain. Immanquable Rien que ça !

Note

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