Dans les studios de Chrysalis - Part Two...

Publié le par iftol

Faisant suite à la premiere partie, et avant de s'intéresser au tournage en lui-même, nous allons continuer notre visite des studios de Chrysalis avec le pré production...Story-board, maquettes et accessoires.Toujours guidé par Jean-Philippe Blime ( producteur executif de Chrysalis)

 

Déambulant dans les couloirs, nous percevons les sons d'une activité qui en ces lieux parait irréelle (clin d'oeil à Iam  ).

Plus sérieusement, on découvre plusieurs ateliers...Une menuiserie, une serrurerie, des ateliers de sculpture, du maniement du bois ! bref, une vraie petite entreprise.

On nous explique, que ces activités sont comprises dans le « service et la location des lieux ». Ainsi les elements du décor n'ont pas besoin de voyager et tout est fait sur place.Une véritable entreprise dans l'entreprise.

 

Un petit coup de pinceau par ci, un ponçage par là...

 

Par ailleurs, on aperçoit des éléments du décor du film et notamment cette fameuse clinique au carrelage d'ébène, gisant sur le sol...attendant d'être réduite en copeaux ! Et oui, ça fait mal aux coeur, mais dès qu'un décor a été utilisé, il est aussitôt détruit.

Nous avons eu quand même de la chance de voir les restes de cette fameuse clinique.En effet, au moment où nous visitions les studios, ceux sont des scènes de l'appartement de David (Albert Dupontel) qui étaient en cours de tournage. Le décor de la clinique n'a pas du faire long feu après notre visite...

Pour toute histoire, il faut un écrit !

L'élaboration du scénario de Chrysalis a pris plus de 2 ans. Il n'est pas une adaptation quelconque et s'avère entièrement original. Ecrit par Julien Leclercq, ce dernier nous promet beaucoup de rebondissements et de culs de sacs, si bien que le final prendra à court tout le monde.

Le graal...( je l'emabarque ou pas, je l'emabarque..ou pas ? )

L'écrit (le scénario) demande un mode de perception différent d'un film ainsi, afin de mettre en image ces écrits, on élabore un story-board.

 

Jean-Philippe Blime ( Producteur executif ) et le gars tout cool - chef story board

 

Ce document consiste à dessiner les différentes situations du film et mettre en visuel ce que l?on a pensé et mis par écrit.Cela donne une vision plus cinématographique du scénario. Ce dernier prend forme et permet donc quelques ajustements adaptés au format cinéma.

Ainsi, nous avons pu voir ces fameux story-boards placardés contre un mur telle une bande dessinée retraçant les differents événements du film.

J'ai même pu repérer quelques dessins en relation avec le synopsis de la scène qui doit être tournée.

 

Le protoype Renault et ...Gros plan sur la nuque de David : On y voit une plaie sanguinolente resultant de... ( mystères )

 

Par ailleurs, c'est aussi le moment où tous les objets et accessoires sont conçues et affinées. Ainsi à côté des chiffres désignant l'échelle des accessoires et des écritures parlant de leur fonctions, je repère un croquis sur une sorte de gant bionique qui à l'instar des gants présents dans Minority report permettent de manipuler des éléments holographiques.On parle de cet élément comme d'un gant qui permet d'opérer à distance ( une partie du film se déroule dans une clinique...)

 

 

Affiché discrètement au mur, un prototype d'un véhicule Renault semble se détacher, le véhicule sera bien utilisé dans le film ! Attention, il ne faut pas s'attendre à débarquer la voiture de Will Smith dans I-Robot. Non, ce véhicule ressemblait plus à une Velsatis version coupé qu'une voiture montée sur des éléments anti-gravitationnels !

 

Des gants bioniques ?

 

On nous présente ensuite les différentes maquettes des décors présents dans le film comme la clinique et l'appartement. Même si la conception ne demande pas des études architecturales poussées, elle a quand même requis quelques recherches.

 

 

On nous explique que les maquettes servent à trouver des angles de caméra, de corriger les lumières et certains problèmes qui peuvent survenir sur le tournage.TOUT doit être prévu !

Le cinéma ayant recours à des investissements lourds, on part à la quête de l'économie. La maquette contribue à ces économies.En effet, suivant les angles de caméra choisis, selon ce que le spectateur doit voir, plusieurs morceaux de la maquette seront éliminés...ainsi des murs restent inachevées, des plafonds percées...le tout, afin de grignoter au maximum sur les marges.

Par ailleurs, ces maquettes peuvent être utilisées pour fabriquer des pré-viz ( animation 3D non texturée et rudimentaire) afin d'optimiser le positionnement des acteurs...

 

Maquette de la clinique

 

Maquette de l'appartement de david ( Albert Dupontel)

A peine remis du choc du story-board et de ses révélations subliminales, direction le sanctuaire des accessoires.

Devant nos yeux, repartis sur une table, on découvre une pléthore d'accessoires tous plus originaux les uns que les autres.

 

Les joujou de l'Agent Q

 

Parmi ce barnum de trouvailles, on distingue : des prototypes de bouteilles estampillées Evian, un prototype de téléphone Samsung extra plat, des écouteurs bluetooth dont on a arraché les fils (plus de 300 Euros l?oreillette tout de même?), des écarteurs d'yeux comme vues dans l'horrible scène d'Orange Mécanique ! JP Blime nous explique d'ailleurs que le nombre de pattes présents sur l'écarteur aura son importance dans le film et que ces écarteurs ont été mis par les acteurs. Beurk !

 

Petite projection holographique pour taper son texte...pratique et malin !

 

Au mur est affiché le logo de la police européenne qu'incorpore Albert Dupontel. Logo que l'on retrouve dans l'insigne de police que nous montre Mister Blime, qui tout à coup des allures d'agent Q ( l'homme qui présente les gadgets du MI6 à James Bond ).

 

Logo d'Europol, la police Européenne

 

Entre Menottes et penottes magnétiques, on découvre également un scanner rétinien dont on nous fait la subtile démonstration, des lunettes extra-fines de marque Orange dans lesquelles ont peu voir son film, un petit ordinateur portable que les infirmières et notamment Estelle Lefebure porteront au poignet !

Bref, une vraie caverne d'Ali Baba provenant de partenaires ou complètement crées par la production.

Enfin, nous finissons notre tour par la pièce des costumes. Chaque costume est identifié par le nom de l'acteur ou de la fonction du figurant. Les costumes de la police européenne emplissait à eux seuls toute une penderie. Exaltant !

 

 Costard de policiers fait maison...

Forts de ces images, nous nous dirigions vers le studio où ce que l'on attendait le plus allait se produire : rencontrer les acteurs, le réalisateur et assister au tournage d'une scène...Mais cela, c'est une toute autre histoire... 

En attendant, vous pouvez retrouver la vidéo de presentation de certains accessoires...

Enjoy !

 Bah ouais, obligé de mettre la vidéo sur Youtube...

Publié dans Cinéma - Tv

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